L'auberge du clair ménage

- L' AUBERGE DU CLAIR MENAGE

 

L' hôtellerie qui se trouvait sur la droite de la Chaussée Brunehaut avant de traverser la rivière de l'Ecaillon fut brulée par la foudre en août 1893.
Dans son livre sur Hermoniacum le docteur Tramblin la décrit ainsi :
" C' était une vieille masure d'aspect assez triste, couverte en chaume et ayant pour toute ouverture trois petites fenêtres vulgairement appelées guillotines. La partie inférieure se levait pour aérer la chambre où les rayons du solaires ne pénétraient que difficilement.
L' intérieur de cette ancienne hôtellerie était plus que négligé, presque sale. Pour tout carrelage il y avait un mélange de terre, de chaux et de cendre appelée ici cendrée, les murailles noircies par la fumée étaient de temps en temps blanchies à la chaux vive, le gîtage servant de plafond, très bas, badigeonné avec un lait de chaux jaunâtre. "

Cette auberge existait déjà en 1727 comme le prouve un acte de la commune de Vendegies :
" Le 22 juillet 1727 fût inhumé dans le cimetière le corps de Catherine Bruniaux, femme de Jean Ducornez, charpentier de profession et hôtelier du Clair Ménage, de cette paroisse, âgée de 46 ans "

Les anciens disent que le propriétaire du lieu a joué pour donner le nom de clair ménage à son cabaret sur la similitude qui existait entre le lieudit " Herménage " et clair ménage.
On appelait clair ménage dans le pays les ustensiles en cuivre et en étain que l'on met en parade dans les cuisines lorsqu'ils sont bien écurés.

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